Utiliser des moyens détournés, interdits par les éditeurs de jeux pour obtenir des objets virtuels, est-ce si ridicule? Pas tant que cela quand on songe au temps de connexion investi pour des items de haut niveau…
Je lisais hier un fait-divers du site Ecrans.fr intitulé: “Vol virtuel mais peine réelle”. Il s’agit de l’agression physique d’un adolescent pour obtenir un objet sur le jeu Runequest. Le voleur a été puni par la loi: le procureur a demandé au tribunal de considérer les objets virtuels comme des biens «réels et tangibles».
La thèse est contestable. Par défition, le virtuel et le réel semblent s’opposer. Un internaute d’Ecrans remarque d’ailleurs:
“Quelque part, j’ai besoin d’avoir une relation avec la chose que j’achète (sauf cas des services, mais c’est un peu particulier). Et j’ai franchement du mal à établir une relation avec des bouts de pixel.”
Mais s’il y a bien un paramètre de ces objets virtuels qui pèse lourd dans la balance, c’est le temps investi pour les obenir honnêtement. Avoir recours à un moyen détourné – achat d’or contre de l’argent réel, vol ou hack de compte -, c’est surtout s’épargner de nombreuses heures de connexion. Et rentabiliser ses périodes de jeu….
Et vous?
Quelle valeur accordez-vous aux objets virtuels? Qu’êtes-vous prêt à faire pour quelques pixels?




22 janvier, 2009 à 9:54
[...] ne dois pas être si bizarre puisque même la loi se penche sur cette question, et peut donner raison à celui qui se plaint du vol d’un bien dans un jeu vidéo. Aujourd’hui, le phénomène intrigue encore les non-joueurs. Plus pour [...]