Parents, attention: la cyberaddiction guette vos enfants partout – surtout dans les gros titres

Ils sont partout. Ils guettent vos enfants à chacune de leurs connexions. Ils les attrapent, les captivent, les pervertissent. Ne les relâchent plus. Qui? Les jeux vidéo, pardi!


Le Figaro publie aujourd’hui un article intitulé « Dépendance aux jeux vidéo: nouvelle crise d’adolescence »

Des milliers de parents voient ces jeux de rôle absorber leurs enfants, dicter leur comportement […]. Pour un quart des parents, ces jeux sont devenus la principale source d’affrontements, comme autrefois les sorties, ou encore la boisson ou le cannabis

Principale cible, World of Warcraft, qui, avec ses 500.000 joueurs français « ne récompense que l’assiduité et non l’apprentissage ».

Un texte plutôt inquiétant et qui provoque des commentaires partagés:

« Encore un article pour affoler les gens qui n’y connaissent rien […]. L’ordinateur est ma principale source de loisirs. Il faut croire que c’est pas si terrible qu’on le dit, j’ai un doctorat, je suis chercheur et mon amie va bientôt commencer sa thèse. […] Des gens sont boulimiques ou anorexiques, ça ne rend pas la nourriture dangereuse pour autant. », note Craggan

« C’est juste une nouvelle drogue dure. Et l’industrie du jeu l’a bien compris avant les parents. Il faut alors la traiter comme telle (interdiction de la pub, contrôle strict). », rétorque Plimox

Ce n’est pas le premier article ou reportage qui traite du sujet de la cyberaddiction chez les jeunes. Pensée émue pour la célèbre séquence télé montrant un ado qui se prenait pour un elfe de la nuit, au point de se croire invisible pour ses parents (un bon point à celui qui retrouve la vidéo!).  J’avais longtemps gardé la photo d’une Une du Parisien sur le sujet, aujourd’hui perdue dans l’hyperespace de mon disque dur. Une somme considérable de travail journalistique autour de la cyberaddiction, qui a tendance à agacer profondément les gamers.

Malgré les années, le débat ne semble pas avancer d’un chouia… Les joueurs sont-ils si mal compris? Ou restent-ils inconscients du danger qui les guette? Faut-il plus de journalistes gamers (:p) pour varier les sujets sur les mondes virtuels? 

Qu’en pensez-vous?

A lire aussi chez Ykio:

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Ailleurs:

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Le Figaro: La psychiatrie de plus en plus confrontée à la cyberaddiction
–  Le Parisien: Ce jeu rend les adultes fous

12 commentaires pour Parents, attention: la cyberaddiction guette vos enfants partout – surtout dans les gros titres

  1. Doywan dit :

    C’est la nouvelle marotte des média. Finit les problèmes de délinquance, drogue et alcool. Non maintenant c’est la dépendance aux jeux vidéo.
    Mais que la ménagère reste rassuré, l’état veille sur ces chères bambins http://www.actisce.org/wp-content/uploads/artcoffeenolife.jpg

    Le « fleau jeux vidéo » est passé au JT de France 2 il y a pas longtemps : http://fr.videogames.games.yahoo.com/blog/article/2046/

    Sauf que la journaliste a monté son sujet comme une sagouin en sortant de leur contexte des preuves, voir en les falsifiant (\o/) et en omettant volontairement des informations. Bien sûr aucun commentaire et France 2 se garde bien de revenir dessus.

    Arte à diffuser un cours métrage sur les « no life » il y a deux semaines malheureusement plus online. On pouvais y voir un joueur complètement hcg sur DAoC stéréotypé au possible ( carton de pizza et bouteille de bière partout dans l’appart, web cam au dessus de la porte de son appart, bouton pour ouvrir la porte, doit des tunes à ces potes et joue au poker sur le net pour les rembourser, ouvre pas à sa pauvre maman qui apporte un gâteau d’anniversaire).
    Et le fin du fin, a la fin il est sauvé de sa vie de dépravé en trouvant l’amour auprès d’une jeune mère célibataire, incapable de couper un robinet.

  2. Catioucha dit :

    « ces jeux sont devenus la principale source d’affrontements, comme autrefois les sorties, ou encore la boisson ou le cannabis »

    Heu… Bonjour l’amalgamme ! Je sais pas vous mais je préfèrerais me prendre la tête avec mes enfants à cause des jeux vidéo que parce qu’ils se shootent ou qu’ils boivent trop en soirée ! Faut pas pousser la mémé dans les orties non plus (je vous épargne la suite ^^).

  3. DragoonWise dit :

    Je fume pas, je ne bois pas, je me drogue pas, mais qu’est ce que je peux jouer😀

    C’est grave ?😛

  4. Marie dit :

    @ Doywan: Merci pour les liens. Le billet de Gameblog n’est pas tendre en effet. Mais même dans les détails, il faut avouer qu’il y a des points du sujet de France 2 (notamment sur le prix de l’abonnement) qui font tiquer…

    @ Catioucha: Ca peut même être un loisir partagé qui peut être vraiment sympa, le jeu vidéo en famille, non?🙂

    @ Dragoon: Ca a l’air d’être dramatique, même!

  5. Catioucha dit :

    Je suis tout à fait de ton avis ! Mais n’ayant pas encore d’enfants je ne peut que répondre théoriquement.
    Ce que je pense par contre – et là j’attends que vous ne donniez votre sentiment perso sur le sujet, si vous êtes d’accord ou pas – c’est que les gameurs d’aujourd’hui, qui vont devenir parents ou le sont déjà, risque d’être limite carrément plus sévères que les parents non-joueurs.
    A mon avis comme ils ont eux-même cette culture du jeu, ils savent de quoi il retourne, ils peuvent tester les jeux de leur progéniture avant de les laisser y jouer, ils savent que les gosses risquent de tenter de détourner les systèmes de protection et de « bypasser » leur surveillance, ils ont eux-aussi envie d’avoir du temps sur le PC ou les consoles familiales, etc.
    Toutes ces raisons, j’imagine, ne vont pas faire forcément d’eux les super parents copains qui vont tout laisser faire à leurs gosses même le dernier GTA23 à l’âge de 7 ans. Non ? Vous ne pensez pas ?

  6. Marie dit :

    Plus sévères, je ne sais pas.
    Plus pertinents par contre, je n’en doute pas. Certes, ils sauront mieux quoi interdire ou limiter, comme dans le cas que tu cites🙂
    Mais si l’enfant participe par exemple à une sortie en guilde dans un MMO, le parent ne fera sûrement pas déconnecter l’enfant n’importe quand au milieu de la soirée – ils s’arrangeront autrement.

    … et, du coup, l’enfant comprendra certainement mieux les refus, tu ne crois pas?

  7. Doywan dit :

    J’ai essayé de retrouver la vidéo mais sans succès :p

    Je suis assez d’accord sur le fait que les gamers sauront comment s’y prendre avec leur enfants à ce niveau sans paniqué complètement parce que le gamin au lieu de jouer au foot joue à X-Box.

    Maintenant, devenir permissif franchement je sais pas. Le laisser peinard tant qu’il a le droit d’être debout hors truc important oui. Par contre si on prend l’exemple de wow, le laisser raid jusqu’à plus de minuit c’est hors de question, même si ça le fait chier. « Cest la vie » le gamin devra s’y faire.

    Bien que ce soit fois pas forcément facile à faire passer quand soi même on le fait😀

  8. Catioucha dit :

    Plus pertinents, oui, tout àa fait ça !🙂

  9. Marie dit :

    @ Doywan: Bien sûr! Question de mesure🙂

  10. Quentin dit :

    Franchement, je me demande si je ne flipperai pas encore plus de voir mes enfants jouer à un MMO, ou à un autre jeu demandant beaucoup de temps et d’investissement, que des parents qui ne savent pas vraiment ce que c’est.

    Je veux bien que les médias caricaturent les gamers, qu’ils prennent des exemples stéréotypés, tout ça. Reste que je pense que j’ai parfois moi-même été plus « drogué » aux jeux que cela n’était bon pour moi ; et aussi que j’ai rencontré (ou vu devenir ainsi mes amis) des gens complétement « no life » comme on dit. Et pas besoin de voir des apparts couverts de carton de pizza ou de bouteilles de bière vides pour s’inquiéter et ne pas vouloir voir nos enfants devenir comme ça.

    Certes, il ne faut pas mettre tout dans le même bain. Les jeux ça n’est pas comme l’alcool, la drogue, la délinquence. Mais ça peut aussi prendre énormément de temps, faire rater ses études, faire capoter un couple, faire devenir une mauvaise mère ou un mauvais père. C’est pas une leçon de morale, c’est juste pour expliquer que si mes enfants doivent jouer beaucoup, je regarderai quand même ça de près.

  11. Marie dit :

    Oui – ce qui me paraît dommage, c’est le prisme au travers duquel les MMO sont présentés aux non-initiés. Je pense qu’aucun joueur, tout casual qu’il puisse être, ne peut nier les phénomènes que tu décris.

    Par contre, pour avoir joué à des MMO à bas rythme (un voire deux soirs par semaine maximum), je sais que c’est possible. Et c’est une fréquence qui, en tant que joueuse, ne me paraît pas dramatique pour de grands enfants (disons, à partir de seize ou dix-sept ans). Au contraire, je pense que je trouverais bien de voir mon fils ou ma fille ponctuellement en donjon au vu de ce que les MMO peuvent apporter comme socialisation. D’autant plus si je peux jouer avec lui/elle🙂

  12. Marie dit :

    Addendum: Pas inintéressant de suivre le traitement de cette information:
    http://tinyurl.com/bq68kr

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